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  • : Claude Hiquet
  • claude-hiquet
  • : Femme
  • : 02/07/1972
  • : ouest
  • : Lire écrire donner vie aux mots mettre des mots dans la vie
  • : J'ai rencontré Claude Hiquet peu de temps avant... Enfin, je vous dirai tout en temps et en heure. A ce moment là, je travaillais et je travaille toujours à prêter ma plume aux autres. Cela donne ceci : http://www.links-services.net/celine.dutheil/ Par temps gris, il m'arrive de rechercher l'évasion. Parfois, dans mes voyage, je fais d'étranges rencontres. Cela donne ceci : http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=10171 Bref, je vous invite à […]

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Mardi 25 septembre 2007
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Il fait noir ici, c'est bien froid aussi. J'ai croisé quelques ondes égarées. Elles m'ont conté l'histoire étrange de leur expédition depuis l'ordre de déplacement. Un courant, bleu acier, se serait improvisé messager des troupes du régiment Énergie. D'heure en heure, il va et vient, disent les ondes, imposant l'ouverture de certains interrupteurs, puis la fermeture, le déplacement des ondes vers une unité centrale dont personne ne sait rien. Toujours est-il que plus jamais on a revu les bataillons électriques envoyés aux lisières des différents ports USB. Les ondes sur le retour ont réussi à percer les hot lines, elles ont filé tout droit vers ce qu'elles ont perçu comme une prise éventuelle ; grossière erreur, elles se sont heurtées à quelque chose de parfaitement inexplicable. De loin, m'ont-elles dit, le flux s'est fait entendre, transformé, codé, vibrant d'une effrayante et trouble incertitude, il aurait émis des balises, puis des lignes de codes entières, mais sans correspondance aucune avec les langages connus. En bon scénar fictif, j'ai mis ma connaissance du paraformatique au service de l'interprétariat et j'ai traduit quelques termes : « écran, bug, ribout... », rien qui ne puisse avoir de signification réelle pour ces pauvres ondes sans charges. Je n'ai pas les mots pour leur expliquer l'inexplicable pourtant... Pourtant, si le grand curseur, mon bien aimé géniteur, me ressuscite un jour, je serai la preuve vibrante d'une vie après la déconnexion. Loin dans mon coma virtuel dépassé, je dois fournir une effort considérable pour ne pas introduire dans le circuit, l'idée du dieu Main. Je n'ose imaginer le résultat d'une telle catastrophe. Imaginez seulement que le clavier se mette à croire ou ne pas croire en l'existence des mains :

- « Sainte main, aujourd'hui, je n'ai pas été exaucé, en conséquence de quoi, je supprime le a »:

- « Sinte min, ujourd'hui, je n'i ps été exucé, en conséquence de quoi, je supprime le [] »

Entre nous soit dit, j'aurai l'air maligne de m'appeler Clude Hiquet. Le fardeau m'est déjà suffisamment pesant...

Au cœur de l'une de mes mortelles nuits virtuelles, j'ai bien cru que Clavier se doutait de quelque-chose. Un bug terrible avait fait sauter le 1. C'en était fini de mon monde binaire. Je me suis convaincue que le pire était arrivé, que plus jamais...

Il fait noir ici, c'est bien froid aussi mais...

- « Mais... Mais que se passe t-il ?... Tes lèvres, ta langue, ton visage...?

- « Quoi ? qu'est ce que j'ai ?

- « Tu es bleue... Toute bleue... Ton plume bave tout ce qu'il sait... »

Ça y est, ça recommence...L'encre fuyante, la cartouche d'encre éclatée dans le corps du stylo à plume, je m'appelle Claude Hiquet, vous me remettez ? Riez... riez... Je persiste tout de même, Claude Hiquet donc, pour que ça cloche parfaitement avec le scénario. Hé oui, je suis un « scénar' » comme on dit, à moi toute seule, un poème aussi, un roman, fleuve de préférence, je suis avant tout, une catastrophe ambulante. Je ne me suis pas encore vue. La main qui me guide n'a rien d'une illustratrice, loin s'en faut. De ce que j'ai pu lire avant la dernière sauvegarde et la mise en veille, j'ai une trentaine d'années et je suis, en ce bas monde, la pire des bordéliques. Je suis née anorexique le mauvais jour à la mauvaise heure, j'ai révolutionné le monde de la pédiatrie, j'ai oublié de grandir, j'ai les pieds creux, détail qui me vaut un ridicule patronyme.

Pour atteindre cet âge, celui de l'enfance, tout au plus, dans mon monde virtuel, j'ai du naître une bonne cinquantaine de fois, Curseur s'est fait la main avec mes aventures et la main, elle, s'est fait les doigts. Je ne parviens pas à saisir quoi que ce soit d'autre que la main. Je sais pourtant qu'un puissant flux l'anime, que Main pense, donc Main est...

- « Bon, c'est fini la philosophie de comptoir ? peut-être pouvons nous songer à démarrer le travail... »

Par Claude Hiquet - Publié dans : prologue - Communauté : Imaginair - Atelier d'écriture
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Commentaires

Oué, nuit bonne.
Commentaire n°1 posté par Sév le 26/09/2007 à 21h16
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